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Date de création : 30.06.2010
Dernière mise à jour : 22.10.2010
20 articles


Des esprits et des hommes: 2

Publié le 05/10/2010 à 22:14 par trouarat Tags : fantasy roman amateur

               La tribu était consterné, cela faisait maintenant cinq jours que les chasseurs rentraient bredouille de la chasse et cette fois-ci c’est tout le village qui s’opposa à la décision de l’ainée de la tribu.

-On ne peut pas garder cet enfant !

-Il a attiré la colère des dieux sur nos têtes.

- Sacrifions-le aux esprits.

-Oui, il doit mourir !

- Yahroan avait raison, c’est la marque des esprits du chaos qui est sur ce bébé et maintenant elle est sur nos têtes.

-Je ne vous laisserais pas le tuer.

S’opposa la vielle.

-Alors que proposes-tu ?

Coupa le chef en se levant dos aux flammes.

-Si vous ne pouvez absolument pas le garder, mettez-le sur le fleuve qu’il puisse dériver et soit récupéré par un autre clan. Mais ne versez pas son sang ou c’est notre fin à tous que vous signez !

-Qu’il en soit ainsi. Que l’on aille chercher la carapace d’une tortue et la peau d’une bête, la malédiction va quitter notre tribu.

 

Yahroan pénétra dans la grotte et prit l’enfant, il l’emmitoufla dans une peau de loup et le disposa dans une carapace de tortue évidé et retourné. Suivit par tous, il se dirigea vers le fleuve. En cette saison, l’eau était haute et le courant était fort tant et si bien que nul ne se faisait d’illusion sur les chances de survie de l’enfant mais ce n’était pas leur problème.

La frêle esquife fut mise à l’eau, la carapace s’éloigna du bord, le bébé se mit alors à pleurer et soudain, la carapace tourna sur elle-même doucement berçant l’enfant jusqu’à ce qu’il se calme avant de fendre les flots.

 

***

 

Diriam de nouveau brume filait toujours plus au Nord. Sa destination finale n’était pas géographiquement définit mais à l’image de son homologue animal, il flairait une piste. Dans son cas, le gibier était le souvenir de l’enfant. Coupé du monde des esprits il ne savait que penser de ce dernier souvenir à prêt tous les phénomènes de mini-tourbillons ne sont pas si rare surtout dans un fleuve déchaîné. Mais la présence d’un esprit puissant n’était pas à écarter. Mais quel intérêt ! Pourquoi un esprit aurait pris un bébé humain ? Et pourquoi le dissimuler de la sorte pour finalement lâcher le contrôle et attirer l’attention de tous les esprits ?

 

C’est empli de question qu’il arriva aux abords de la rivière. Devenant invisible, il se dirigea jusqu’à la grotte ou était née l’enfant. S’attendant à revoir la tribu de barbare sous-développé, il fut étonné de découvrir à la place une véritable forteresse.

-Impossible, comment ça à put sortir de terre en si peu de temps ?

Intrigué, il remonta la route pavé qui menait au pont levis.

 

La citée avait tout d’une ville prospère, les échoppes étaient bien fournies, les mendiants semblaient rare et à la place des puits, on trouvait des fontaines artificielles, une installation forte onéreuse.

Diriam poursuivi sa découverte de la ville jusqu’à la place central et là, il eut un choc ! Aucun des esprits n’avait regardé le présent, comme d’habitude puisque le présent était, est et sera la propriété des êtres éphémères et pourtant, si son peuple l’avait fait, ils auraient vu à quel point on s’était moqué d’eux. Car en face de lui s’élevait la statue d’un homme sur un pied d'estale en marque duquel était gravé du texte suivant : "Yahroan premier roi de Damarin"

-Oh merde, on s’est foutue de nous !

-Tu as entendue ?

L’esprit loup se figea et se concentra pour conserver son invisibilité, un garde venait de l’entendre, si l’autre garde le confortait dans son idée l’enchantement de Diriam se dissiperait, il était loin d’être assez puissant pour forcer des hommes à ne pas le voir.

-Nan tu dois rêver mon pote.

Les deux gardes reprirent leur route.

-Ouf

Tous deux se retournèrent et le virent :

-Un loup dans la citée ! Chassons-le.

Diriam s’élança esquivant les deux hommes, il dévala la rue sous les hurlements des passants. Il traversa le pont levis avant de disparaître dans les bois.

 

***

 

-Dame Serya, si vous ne vous dépêchez pas, nous vous laisserons ici.

-Je suis là, c’est juste qu’en plus de mes affaires, je devais préparer de quoi poursuivre votre entraînement, votre échec d’hier m’a forcé à revoir tous mes cours.

-Nous en avons déjà parlé, je ne considère pas que c’était un échec.

-Ah oui ! Vous avez invoquez un esprit à qui vous avez donné toute indépendance et êtes maintenant liés à lui jusqu’à la prochaine lune, nous avons donc perdu un cycle au moins.

-Pff ! De toute façon, je n’aurais été bonne à rien, je suis trop occupé par le mariage de ma sœur pour faire autre chose.

-Vous rigolez, je compte bien mettre ce temps à profit pour vous apprendre à voir au travers les yeux d’un esprit.

-C’est possible ?

-Oui, en théorie. En pratique cela demande d’être plus fort et rusé que l’esprit. Le problème, c’est que Diriam est incontrôlable, c’est pour cela que je ne voulais pas que vous l’ameniez sur le monde physique. Mais bon, nous ferons avec.

-Peut-être mais en attendant allons-y, nous sommes en retard.

 

Toutes deux sortirent de la pièce, empruntant des escaliers ils montèrent toujours plus haut. Passant de couloirs en couloirs, elles atteignirent des escaliers en spirales et bientôt débouchèrent à l’air libre.

-Regardez ça, il est magnifique !

Fit Eléa en admirant l’énorme oiseau posé au sommet de la tour. Son plumage Aubrun semblait rayonné au soleil et l’une de ses puissantes pattes reposait sur la nacelle de transport.

L’un des gardes ouvrit la porte de la nacelle par laquelle s’introduisirent la princesse et sa préceptrice.

L’intérieur était spacieux et composé d’une table basse et deux banquettes en cuirs rouges qui s’accordaient parfaitement avec la tenture des murs.

Les bagages furent disposés sous les banquettes puis un des hommes grimpa sur l’oiseau géant et lui intima de s’envoler. L’énorme oiseau attrapa la nacelle entre ses griffes et battit des ailes. L’oiseau sauta et fit une chute libre avant de planer pour de bon.

 

-Cesser de regarder par la fenêtre de la sorte, cela ne convient pas à une dame de votre rang.

Eléa fit la moue.

-Mais avouez que ça vaut le coup d’œil.

-Parlons plutôt de vos courts, nous avons le temps jusqu’à arriver sur les terres de votre futurs beaux-frères.

 

***

 

La carapace de tortue dérivait sur le fleuve, le courant la poussait invariablement vers une cascade, quand elle arriva au bord, elle resta suspendu et finalement elle disparue pour de bon et le bébé qui était avec aussi.

Seule la peau de loup dériva dans le ciel avant de tomber dans l’eau.