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Date de création : 30.06.2010
Dernière mise à jour : 22.10.2010
20 articles


Des esprits et des hommes 7

Publié le 22/10/2010 à 08:24 par trouarat Tags : roman amateur fantasy

               -Maître ! Je l’ai repéré !

- Amène-moi.

 

***

 

               Eléa avait quitté rapidement le gros de la battue. Sa jument lui plaisait, elle suivait aisément la cadence que lui imposait la princesse et semblait prendre autant de plaisir que sa cavalière.

Mais bientôt Eléa tira sur la bride et sauta à bas de sa jument et attrapa son arc.

Sa monture sur les talons elle s’enfonça dans les fourrés. Portant sa main droite derrière elle, Eléa prie une flèche de son carquois qu’elle encocha. La corde à demie-tendue, l’oreille à l’aguet, le vent lui balayant le visage, Eléa se décida à tricher et fit usage du souffle pour développer ses perceptions. Aussitôt le sol devint grouillant de vie, sa jument se fit plus présente et tous les animaux des bois lui apparurent.

Elle ne s’en était pas rendue compte, mais ne pas se servir de ses pouvoirs lui manquaient, elle en avait tout autant besoin que de boire ou de manger.

Tout envie de chasse envolée, elle se laissa tomber en tailleur et laissa libre court à son pouvoir. Elle s’éleva et tendit son être vers le monde des esprits ; peut-être pourrait-elle parler à Diriam !

 

Elle concentra son être perdant toute notion de réalité elle visualisa une porte à laquelle elle frappa tout en répétant tout bas le nom de l’esprit esclave.

La porte s’ouvrit enfin mais seul de l’ombre se tenait derrière puis deux yeux d’une lueur rouges apparurent et s’exprimèrent :

-Désolé, Diriam n’est pas là. Mais je t’en prie, reste ou tu es ma petite.

Eléa tétanisé par ce qui se tenait dans l’ombre ne parvenait pas à réintégrer son corps. Cependant elle entendit un "plop" sonore et prit conscience d’entendre la réalité. La jument poussa un hennissement terrible avant de s’élancer à travers les bois.

-Que se passe-t-il ? hurla mentalement Eléa.

Mais seul le silence lui répondit

 

***

 

Diriam s’éveilla en sursaut mais fut stoppénet par les cordes qui lui retenaient les mains et les pieds.

-tu es enfin réveillé, tu vas peut-être pouvoir enfin m’expliquer ce qui se passe ici.

-Dame Serya, c’est une joie de vous revoir

Répondit un Diriam qui découvrait avec effroi ce qu’était le mal de tête.

-Diriam, que s’est-il passé avec Eléa ?

Demanda encore une fois la sage de plus en plus énervé.

-Ou est-elle ?

-c’est moi qui pose les questions.

-Nan sérieusement Serya, ou est la princesse ?

-Elle est en bonne santé ne t’en fais pas, elle doit surement être avec ses sœurs à tester des robes.

-Ouf alors il n’y a aucun risque !

-Quel risque ?

-Je n’en sais rien.

-Diriaaaam fit Serya avec colère.

-Nan sérieusement, ne t’énerve pas. Je ne sais pas de quoi je dois la protéger. Tout ce que je sais c’est que ce danger est dans les deux mondes à la fois.

-Tu penses à un esprit sauvage ?

-Peut-être, ou un esprit esclave mais aucun ne peut faire de mal à un humain enfin sans y être forcé.

-Qui en voudrait à la princesse. Elle sait se défendre des esprits contrairement au reste de sa famille et n’a aucun pouvoir politique contrairement à ses sœurs et son père.

-Je le sais bien, je n’ai jamais dit que c’était politique. Le mieux serait d’aller la voir. C’est elle qui m’a vu esprit la dernière fois.

-Nan, c’était moi mais je ne suis pas plus avancé qu’elle.

-Et je ne vous ais rien dit ?

-Nan, enfin si tu as dit empêchez là de se frotter l’œil. Ça te dit quelque chose ?

-Rien du tout, elle aurait été attaqué par de la poussière ?

-Ne fait pas d’ironie, je suis à même de t’en coller une maintenant.

-Désolé.

-En faite, elle venait de réintégrer son corps quand tu as dit ça.

-Quoi ! Elle connait donc son agresseur.

Diriam se leva en instant, les nœuds se libérant en même temps qu’il se levait. Mais il retomba sur le lit en sentant la douleur à sa tête se réveiller.

-Haaa mais comment faites-vous pour supporter ça ?

-De quoi la douleur ? … Bienvenu dans le monde des hommes.

Elle se dirigea vers la porte mais lui jeta des vêtements posés sur un meuble.

-Enfilez ça, ou on ne vous laissera jamais passez le couloir.

Et elle sortit.

 

***

 

Un flash semblable à un coup de tonnerre s’abattit dans la lande. La vie même sembla loupé un battement de cœur tandis qu’une épaisse brumé s’élevait du point d’impact. Quand elle se dissipa enfin, un homme complètement nuen émergea. Ses yeux étaient d’un bleu ciel délavé presque gris et son corps couvert de cicatrice en forme de griffes et crocs n’était que muscles saillant. Sa longue chevelure blonde lui descendait jusqu’à ses fesses elles aussi très musclées.

Ne perdant pas instant, l’homme se mit un doigt dans la bouche avant de le lever vers le ciel. Ses yeux semblèrent s’éclairer un instant. Puis il se mit à courir vers le Nord.

 

***

 

Au même instant, Eléa parvint enfin à réintégrer son corps. De pur bonheur, elle se laissa tomber sur le dos contemplant le ciel et savourant sa libération quand elle se souvint que sa jument s’était enfuie.

Se redressant, elle vit qu’un loup assis sur son derrière la regardait.

-Diriam c’est toi ?

Mais le loup se mit à grogner tout en montrant les dents.

-Apparemment non. Gentil le loup, gentil

Fit-elle en reculant, mais un grognement venant de derrière elle la força à s’arrêter.

Deux autres loups vinrent se placer à sa gauche et à sa droite. Puis un cinquième approcha.

Venant se placer devant Eléa, il ouvrit la gueule bien grande. Eléa regardait fixement les crocs aiguisés de la bête, quand un liquide sombre commença à en suinter. En touchant le sol le liquide se mit à fumer avant de devenir une véritable flamme noire.

Eléa se souvint alors de son expérience avec Diriam. Elle voulue hurler mais aucun son ne sortit de sa gorge. Bientôt, le loup entier fut bruler par les flammes, mais il ne geignait pas. Son dos se fendit comme du bois mort et de la vapeur s’en échappa. Bientôt, la brume prit une forme gigantesque sur laquelle le feu noire brulait sans avoir d’emprise.

Wolfgard venait d’apparaitre !

 

***

 

L’homme nu traversait les bois quand il se prit les pieds dans un obstacle invisible.

-Qu’avons-nous là ?

Fit la voix nasillarde d’un homme qui descendait d’un arbre.

-Pas grand-chose à volé à mon avis, il est un peu nu comme un vers.

-Merci j’avais remarqué gros balourd.

-On fait quoi ? demanda un homme qui approchait son épée à la main.

-J’en sais rien.

-Monsieur gros balourd pourrait me donner ses vêtements par exemple.